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26 novembre 2009

La réforme de la formation et du recrutement des enseignants | Des reculs innacceptables

Le ministère a présenté, vendredi 13 novembre, les grandes lignes de la réforme du recrutement des futurs enseignants. Ci-joint : les décisions ministérielles, les communiqués du SNUipp et de la FSU.

La réforme de la formation et du recrutement des enseignants

Document ministériel

Rappel : les différentes étapes

o Juillet 2009 : publication des décrets.

o 4 septembre 2009 : lancement des groupes techniques de propositions :
-  Professeurs des Écoles
-  Professeurs Agrégés
-  Professeurs du Secondaire, Technique, d’EPS et CPE ;
-  Professeurs de Lycée Professionnel

o 27 octobre 2009 : remise du rapport du groupe de synthèse aux ministres.

o 13 novembre 2009 (enseignants) et 18 novembre (étudiants) présentation des décisions des ministres sur la base des conclusions du groupe de synthèse.

o décembre 2009 : présentation des projets de textes réglementaires en CNESER.

Sujets traités

o Forme et contenu des concours
-  Principes Généraux
-  Épreuves d’admissibilité
-  Épreuves d’admission

o Calendrier des épreuves
-  Principes généraux
-  Dates

o Contenu des masters
-  Principes généraux
-  Cadrage national

o Organisation des stages

o Formation des professeurs stagiaires

FORME ET CONTENU DES CONCOURS : PRINCIPES GÉNÉRAUX (1/3)

o Principe général : les concours auront désormais deux épreuves d’admissibilité à caractère disciplinaire et deux épreuves d’admission comportant une dimension professionnelle.

o Les concours pourront être présentés par tout étudiant inscrit en 2ème année de master ou déjà titulaire d’un master. Ils ne se confondent pas avec la validation des diplômes de master et n’ont pas vocation à attester les mêmes acquis.

o L’adossement des concours aux masters permettra de valider des compétences en langues et en informatique pendant la scolarité de l’étudiant. Ces compétences ne seront pas évaluées de nouveau pendant les épreuves du concours mais constitueront des pré-requis.

o Dans tous les concours, sera évaluée, lors d’un temps spécifique d’interrogation dans le cadre de la deuxième épreuve d’admission (épreuve sur dossier), la maîtrise de la compétence « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ».

FORME ET CONTENU DES CONCOURS : LES ÉPREUVES D’ADMISSIBILITÉ (2/3)

o Les épreuves d’admissibilité devront consacrer l’élévation du niveau scientifique, voulue par la réforme, et sélectionner les étudiants ayant le meilleur niveau scientifique dans la ou les discipline(s) (PE, PLP) concernées, car appuyées sur des masters « généralistes ». Elles ne comporteront pas d’évaluations à caractère didactique ou pédagogique, non pertinentes à ce stade.

o Pour le concours de recrutement des professeurs des écoles, les deux épreuves écrites concerneront deux domaines : le français et la culture humaniste, d’une part, les mathématiques et les sciences, d’autre part.

o Les programmes scolaires devront constituer l’univers de référence des savoirs évalués. Les programmes des concours traduiront de manière adaptée cet objectif.

FORME ET CONTENU DES CONCOURS : LES ÉPREUVES D’ADMISSION (3/3)

o Les épreuves d’admission, au nombre de deux, vérifieront l’aptitude à enseigner — ou à exercer une mission éducative pour les CPE — mais également la capacité à contextualiser son enseignement ou sa mission éducative : connaissance des publics, des degrés d’enseignement, des deux curriculums de formation...

o La première épreuve sera, selon les disciplines, (ou les missions dans le cas des CPE) une leçon. Le cas échéant, elle pourra s’appuyer sur un montage expérimental pour les sciences ou des activités professionnelles antérieures, notamment pour les PLP.

o La deuxième épreuve consistera à analyser un dossier proposé par le jury dans un champ disciplinaire (ou un domaine pour les CPE), comportant des documents (écrits, sonores, iconographiques…). Un temps spécifique d’interrogation sur la maîtrise de la compétence « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon étique et responsable » sera prévu.

CALENDRIER DES ÉPREUVES : PRINCIPES GÉNÉRAUX (1/2)

o Les épreuves d’admissibilité et d’admission auront toutes lieu au cours de l’année de M2. Les étudiants, qui le souhaitent, pourront se présenter la même année aux concours du premier et du second degrés.

o Pour le CRPE, les épreuves d’admissibilité seront organisées dès le mois de septembre, afin de disposer des résultats d’admissibilité début novembre. Les épreuves d’admission auront lieu en mai/juin.

o Pour les CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, concours CPE : épreuves écrites à partir de début décembre et résultats à la fin du S3 (mi-janvier).

o Pour l’agrégation : écrits en avril, oraux en juin/julllet.

o La période séparant les épreuves des résultats permettra de compléter la formation aux méthodologies de la recherche et de favoriser l’ouverture internationale.

o Pour les non admissibles, la période suivant les résultats devra être focalisée sur le projet professionnel, à la fois par des compléments de formation et par un stage en situation métier.

CALENDRIER DES ÉPREUVES : DATES (2/2)

Calendrier

CONTENU DES MASTERS : PRINCIPES GÉNÉRAUX (1/3)

o Les concours de recrutement ne sont pas les seuls débouchés professionnels des masters : les masters ne doivent donc pas être construits en fonction des épreuves des concours. A ce titre la réussite aux épreuves d’admissibilité ne constitue pas une condition de validation du diplôme de master.

o Tous les masters doivent prévoir des possibilités de poursuites d’études à finalités professionnalisantes, autre que l’enseignement, pour les non admissibles.

o Tous les masters ont vocation à permettre l’insertion professionnelle et à proposer une poursuite d’études, y compris vers la recherche.

CONTENU DES MASTERS : PRINCIPES GÉNÉRAUX (2/3)

o Aux côtés des masters « disciplinaires » adaptés aux concours du second degré, devra émerger une offre de masters s’appuyant sur plusieurs disciplines poursuivant une finalité professionnelle large, dont celte de répondre aux besoins de recrutement de PE polyvalents et de PLP bivalents.

o Les étudiants qui feront le choix de l’enseignement pourront construire un parcours complémentaire à partir des champs de formation des masters actuels.

o Les modules complémentaires ne doivent à aucun moment les enfermer dans une voie trop spécialisée mais doivent leur permettre d’ajuster leur choix professionnel final, éventuellement en dehors de l’enseignement.

CONTENU DES MASTERS : CADRAGE NATIONAL (3/3)

1ère annéeAnnée à dominante disciplinaire avec parcours complémentaires de découverte professionnelle - Enseignement de M1 « généralistes », proposant des contenus scientifiques « classiques » ;- Modules complémentaires : culture générale et histoire de la discipline ;- Stages préparatoires de type observation et pratique accompagnée.
2èmeannée Poursuite des enseignements disciplinaires de M2 avec parcours complémentaires de professionnalisation - Poursuite du cursus universitaire classique (formation disciplinaire et préparatoire du mémoire de master) ;- Modules complémentaires de préparation aux épreuves orales à caractère disciplinaire et professionnel ;- Stages en responsabilité, offerts majoritairement aux candidats admissibles.

ORGANISATION DES STAGES (1/2)

o Les stages suivis par les étudiants ne peuvent pas être une condition pour se présenter à une épreuve et ne peuvent lui servir de support.

o Les stages effectués en milieu scolaire, indispensables à la formation progressive au métier, représentent un atout certain pour les épreuves orales d’admission.

o Le recteur est responsable, en liaison avec les établissements, de la répartition de l’offre de stages dans l’éducation nationale et de son adéquation avec les cursus des masters.

ORGANISATION DES STAGES (2/2)

o Les stages d’observation et de pratique accompagnée seront offerts aux étudiants de Ml ou en début de M2.

o Ces stages pourront avoir lieu en groupe de 2 à 3 personnes par classe. Ils seront proposes par périodes groupées a différents moments de l’année, compatibles avec les cursus de Ml.

o Les stages en responsabilité, rémunérés, seront proposés prioritairement aux étudiants admissibles.

o Ils seront organisés de manière « filée » ou « groupée » selon les impératifs liés aux lieux de stage et aux cursus de M2.

LA FORMATION DES PROFESSEURS STAGIAIRES (1/2)

o Les lauréats des concours sont nommés professeurs stagiaires et prennent la responsabilité d’une ou plusieurs classes. Un tiers de l’année scolaire sera consacrée à parfaire leur formation professionnelle.

o Un cadrage national de la formation des professeurs stagiaires sera élaboré.

o Pour les professeurs stagiaires, seront offertes des possibilités de compléments de formation commune à tous les professeurs :
-  Pour les PE par exemple : formations en langues, à la pratique du sport, à celle des arts et de la musique... ;
-  Pour tous les niveaux d’enseignement : maîtrise de la classe, retour sur les pratiques professionnelles, découverte des autres niveaux d’enseignement...

LA FORMATION DES PROFESSEURS STAGIAIRES (2/2)

o Dans une logique de portefeuille de compétences à compléter, ou à conforter..., utile pour la formation continue, des formations, des échanges entre pairs, des conférences... permettront de répondre à des demandes plus personnelles complément didactique, approfondissement d’un thème...

o Les professeurs stagiaires seront titularisés par l’autorité académique compétente, au vu de leur manière de servir, sur proposition des corps d’inspection dans les premier et second degrés, après avis des chefs d’établissement dans le second degré.

PROCHAINES ÉTAPES

o Pour le MESR

Projet de circulaire de cadrage des maquettes de master, présentée au CNESER de décembre, puis publiée avant la fin de l’année. Les universités préciseront sur cette base leurs maquettes de masters qui feront l’objet d’échanges avec le Ministère dès le début de l’année 2010.

o Pour le MEN

Définition, début décembre, des grands principes qui présideront à l’élaboration des maquettes de concours. Arrêtés régissant les épreuves des concours à paraître début 2010.


Former des enseignants …. sans les préparer à enseigner !

C’est comme si on voulait former des médecins... sans les préparer à soigner leurs patients ! C’est pourtant le principe que voudraient adopter les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Sous prétexte d’anticiper la reconversion des étudiants qui échoueraient aux concours, ils font le choix de sacrifier la formation professionnelle des futurs enseignants.

En effet, la sélection des étudiants s’effectuera sur les aspects disciplinaires, ignorant la connaissance du développement de l’enfant, les dimensions didactiques et pédagogiques sur les savoirs à enseigner et les pratiques professionnelles.

De plus le ministère de l’Enseignement supérieur abandonne la conception de masters « métiers de la formation et des ressources humaines » capables de répondre aux besoins de recrutement de professeurs des écoles polyvalents, au profit du maintien des seuls masters disciplinaires. Pour les étudiants faisant le choix de l’enseignement, un simple parcours complémentaire lié à la mise en place des stages ferait office de formation professionnelle.

La référence faite aux IUFM dans la lettre des directeurs de cabinet de Luc Chatel, adressée à la FSU, limite leur rôle à l’organisation et au suivi des stages.

Les choix qui viennent d’être effectués constituent un recul sans précédent sur la formation professionnelle des enseignants, au détriment de la réussite de tous les élèves. Actuellement, les décisions font fi des travaux du groupe technique du premier degré et ne prennent absolument pas en compte les propositions avancées par les organisations syndicales, lors des premières discussions engagées par les ministères.

Le SNUipp réitère l’exigence de retrait de ce projet ainsi que des textes et décrets qui l’accompagnent pour ouvrir de réelles négociations sur une toute autre réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il propose à l’ensemble des organisations syndicales la tenue d’une journée d’action en faveur de la formation des enseignants.

Paris, le 24 novembre 2009


Vous trouverez la réponse en date du 25 novembre de la FSU au MEN et MESR concernant la formation des enseignants.

Messieurs les Directeurs de Cabinet,

Nous avons bien reçu votre courrier du 19 novembre 2009 relatif à la formation des enseignants. Même si cette lettre marque quelques inflexions, celles-ci nous semblent de pure forme et donc insatisfaisantes, le projet que vous avez adopté sans réelle concertation et même sur certains points en contradiction avec un certain nombre d’engagements pris par le précédent ministère, nous semble toujours aller à l’encontre de ce qui serait nécessaire pour une amélioration et une élévation du niveau de formation des enseignants afin de mieux répondre à l’objectif d’une vraie démocratisation de l’éducation.

On y retrouve en fait une conception de la formation fondée sur la succession dans le temps d’une formation disciplinaire et d’une formation professionnelle, laquelle se réduit à des stages et à quelques « modules de formation » : on y retrouve la conception du « compagnonnage » que nous avons condamnée et qui avait été retirée des projets antérieurs.

Nous sommes loin d’une formation intégrée articulant formation disciplinaire et formation professionnelle dans toutes ses dimensions avec préprofessionnalisation dès la licence.

Vous avez abandonné la demande de mise en place par les universités d’une offre de masters correspondant notamment aux métiers de PE, PLP et CPE ainsi que la possibilité d’introduire des éléments de didactique dès les épreuves d’admissibilité de certains concours.

La formation professionnelle des enseignants ne peut s’accommoder de la modification de masters existants par des assemblages improvisés de quelques modules et de stages en responsabilité avant le concours dont l’organisation et le contenu imposés cette année sont inacceptables.

Quant à l’augmentation du temps d’enseignement en responsabilité des fonctionnaires stagiaires après le concours elle détériore considérablement la formation professionnelle des du temps d’enseignement en responsabilité des fonctionnaires stagiaires après le concours elle détériore considérablement la formation professionnelle des enseignants.

Dans ce contexte, si vous mentionnez enfin le rôle des actuels IUFM, on peut craindre que celui-ci ne se réduise à l’encadrement des stages et aucune précision n’est apportée sur les moyens.

L’articulation proposée entre concours et masters est contradictoire avec la conception de masters de qualité intégrant toutes les dimensions nécessaires à l’exercice du métier et permettant la réussite des étudiants.

Vous n’apportez aucune réponse aux exigences convergentes formulées sur l’année de stage après le concours ou sur les pré recrutements.

Vous continuez à négliger totalement la question maintes fois posée de la formation des PLP des disciplines professionnelles. Il en est de même pour la question d’une carte des formations.

Ce projet en l’état est toujours inacceptable.

Devant une réforme aux enjeux importants pour la société, nous renouvelons donc notre demande d’abandon de ces dispositions et d’une remise à plat complète afin de négocier une tout autre réforme. Il nous paraît indispensable que vous renonciez à tout passage en force et donniez le temps – de l’ordre d’un an – à une réelle concertation.

Je vous prie de croire, Messieurs les Directeurs de Cabinet, en l’expression de mes sentiments respectueux.

Gérard ASCHIERI

Secrétaire Général de la FSU


CP SNUipp

Enseigner est un métier qui s’apprend … sauf pour le ministère de l’Education Nationale.

Le ministère de l’Education nationale vient d’annoncer vendredi 13 plusieurs décisions à la suite des travaux des groupes ministériels qui se sont tenus depuis le mois de septembre. Le SNUipp déplore que ces annonces n’aient fait l’objet d’aucune concertation avec les organisations syndicales.

Alors que le rapport Marois-Filâtre, la déclaration de l’Académie des sciences, le mouvement des formateurs et les déclarations intersyndicales montraient la nécessité de retirer les textes déjà publiés et d’engager une véritable concertation pour une toute autre réforme le ministère s’entête dans la politique du pire.

Il maintient la suppression de toute référence aux IUFM.

Il maintient, en supprimant les modalités d’organisation de l’actuelle année de stagiaire, l’affectation dès septembre 2010 des étudiants lauréats des concours en pleine responsabilité de classe alors que ceux-ci n’auront effectué aucun stage en responsabilité !

Il renforce le contenu disciplinaire des épreuves du concours revenant même sur l’introduction d’éléments de didactique acceptés par Xavier Darcos dans le projet précédent.

En fixant en septembre la place des épreuves d’admissibilité du concours de professeur des écoles et en leur donnant un strict contenu disciplinaire, le ministère risque d’écarter de la préparation au concours et de la première année de master toute dimension pédagogique et professionnelle à la formation des futurs enseignants et de la réserver à la deuxième année de master !

Le SNUipp est favorable à une élévation de la qualification des enseignants et à une reconnaissance de celle-ci au niveau du master. Il demande que le concours de recrutement se situe en M1 et intègre comme les masters les dimensions disciplinaire, pédagogique et professionnelle en lien avec la recherche.

Le SNUipp dénonce la volonté d’économies budgétaires qui guide cette réforme et appelle les enseignants des écoles à participer à la journée de grève du 24 novembre.

Paris, le 16 novembre 2009


Déclaration de la FSU à la réunion sur la formation des enseignants au ministère de l’Education nationale 13 novembre

Pour la FSU, une réforme de la formation des enseignants s’inscrit dans notre volonté d’aller vers une École réellement démocratique qui assure la réussite de tous les jeunes, qui lutte contre l’échec scolaire et cherche à faire que les inégalités sociales ne se transforment pas en inégalités scolaires.

Une vraie réforme de la formation ne peut s’inscrire dans une logique d’économies budgétaires ou s’articuler avec des réformes régressives mais doit permettre une réelle élévation de la qualification de tous les personnels d’enseignement et d’éducation, articulant exigences scientifiques et professionnalisation, intégrant dimensions disciplinaire, didactique et professionnelle. Cela implique une formation progressive et intégrée qui commence dès la licence, intègre le master et l’année de fonctionnaire stagiaire. Mieux former les enseignants exige également de développer le lien enseignement-recherche à tous les niveaux et dans tous les domaines de la formation.

Il est indispensable de conserver et développer une structure de formation spécifique aux enseignants au sein de l’Université. Les IUFM doivent être rénovés et s’appuyer sur des coopérations avec les différentes composantes d’une université et entre établissements. L’Etat doit assurer un cadrage national de la formation et l’équité sur le territoire national. La formation suppose des approches plurielles avec des équipes pluri-catégorielles de formateurs comprenant aussi des enseignants en service partagé ou des maîtres formateurs. Force est de constater que les annonces que vous nous faites et qui n’ont fait l’objet d’aucune concertation avec les partenaires sociaux ne répondent pas à ces exigences. Au contraire elles confirment une réforme qui se met en place contre l’avis de tous les acteurs concernés et débouchera à terme sur une ségrégation sociale plus grande et une dégradation de la formation.

La FSU demande à nouveau l’abandon de cette réforme ainsi que le retrait des textes d’application déjà publiés au profit d’une toute autre réforme.

Cela implique que l’on se donne le temps d’une remise à plat complète - un an selon nous - et que s’ouvrent des négociations autour des axes suivants :
- mettre en place un système d’allocations d’études et de pré-recrutement.
- assurer une carte des formations qui permette la préparation de tous les concours.
- élaborer un cadrage national qui articule la mise en place de masters de qualité et une préparation aux concours de recrutement.
- conforter le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation pour la formation initiale et la formation continuée.
- mettre en place une année de fonctionnaire stagiaire qui comporte 60% du temps de service accordé à la formation professionnelle.
- établir un plan pluriannuel de recrutement et de résorption de la précarité.

C’est à ces conditions seulement que l’on pourra véritablement améliorer la formation des enseignants.

 

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